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L'Histoire

Trois femmes anges (blanche, rouge et noire) accueillent les spectateurs. Elles tracent un cercle sur le sol qui délimite l’espace du théâtre. Deux hommes apparaissent : un homme blanc et un homme noir. Ce sont les personnages de La Lettre volée : Dupin et le Préfet.

Ils jouent la première partie de La Lettre volée d’Edgar Poe : une lettre très importante a été volée aux yeux et à la barbe de son propriétaire, 
elle est recherchée partout chez le voleur, sans succès. Elle est peut-être tout près de nous, il suffit de changer notre regard. Dupin se révèle alors être lui aussi un ange.

Quatre groupes de 15 spectateurs sont alors guidés par des anges dans différents lieux où leur est joué un florilège de contes. Selon le fil
qu’ils ont choisi à l’entrée - neige, rouge, ébène ou celui de la lettre volée - les spectateurs suivent leur ange. Chaque lieu respire la couleur
qui l’inspire.

Une seconde déambulation emmène les groupes de spectateurs vers ces mêmes espaces mais différemment. Là, ils vont voyager à travers les variantes du Petit Chaperon Rouge, murmurés par des anges. Une cloche retentit et anges, spectateurs et préfet sortent et se retrouvent 
dans le même espace.

L’"ange" Dupin interpelle le Préfet de Police et, relayé par les autres anges, lui propose une transaction : il lui donnera la lettre volée en 
échange d’argent. Alors, tel un gang, les anges revivent la scène du voleur volé face au Préfet et aux spectateurs, eux aussi pris dans
l’action. Le préfet suit les anges vers le dernier lieu pour l’instant fermé par une palissade. Les spectateurs découvrent, par les interstices 
du bois, un paysage de neige. Le préfet, comme faisant partie du public, regarde ce dernier espace.

Et pour finir… Que reste-t-il au spectateur ? Le public est invité à "traverser". Traverser la palissade qui le mène à un espace immaculé 
d’où il écoute des souvenirs, des voix, des bribes de leur conte…

Note d'intention

Depuis quelques années, Martine Fontanille travaille la création en plusieurs étapes. Souvent 
deux versions d’un même texte voient le jour. La rencontre avec les spectateurs, le travail en 
milieu scolaire autour du projet, le temps de maturation du spectacle, font qu’elle crée deux fois
 autour d’un même texte. 

Dans Mais où vole-t-elle… Deuxième version, Martine Fontanille nous propose un voyage à 
travers notre inconscient et l’inconscient collectif, une réconciliation entre l’émotion et l’imaginaire.
 Dans ce spectacle déambulatoire, chacun suit son chemin et voit ainsi son propre spectacle, tout 
en gardant un ange près de lui.

L’univers de Mais où vole-t-elle… Deuxième version est celui du Petit Chaperon Rouge chinois, du Petit Chaperon Rouge nivernais, celui de 
Pourrat et d’une version contemporaine. Mais c’est aussi des contes moins connus comme Le Cercueil de Verre, L'Ondine de l'étang, La mort 
Marraine... Et surtout La Lettre Volée d'Edgar Allan Poe.

Plusieurs formes d'expression se succèdent

› une référence au cinéma dans La Lettre Volée d’Edgar Poe jouée en gros plan dans un plan séquence.

› du conte : les comédiennes, très proches du public, se font conteuses. (La question soulevée : comment un comédien interprète-t-il un conteur ?).

› de la vidéo et des images qui replacent le spectateur dans une dimension onirique.

› du son : la sonorité devient prépondérante par rapport  au visuel dans le cheminement intérieur.

De la matérialité à l'imaginaire

Mais où vole-t-elle… Deuxième version est aussi un travail sur la transformation de l’espace : il sera dématérialisé puis restructuré afin de créer le 
trouble chez le spectateur en lui faisant perdre des repères. 
Le spectateur est entraîné dans une spirale où l’espace théâtral et les acteurs se métamorphosent pendant le spectacle.

Equipe artistique

Mise en scène et adaptation Martine Fontanille

Avec

Sébastien Boudrot
Isabelle Desages
Karine Dron
Adama Niane
Marie-Claire Vilard

Equipe technique

Scénographie Laure Cotin
Création lumière Johan Olivier
Création vidéo, son François Vivier
Création costumes Sandrine Lucas, Nathalie Bon
Coiffure Thierry Jouen pour Lionel Favriaux
Régie François Vivier

Spectacles en représentation